Pourquoi la tomate aime la serre
La tomate déteste trois choses : l'excès de chaleur au moment de la floraison, l'eau sur ses feuilles (maladies) et les insectes piqueurs comme la mouche blanche, qui transmet des virus. La serre traite les trois d'un coup : le filet bloque les insectes, le goutte-à-goutte arrose au pied sans mouiller le feuillage, et l'ombrage maîtrisé abaisse la température ressentie par la plante.
- Rendement courant sous serre : 8 à 15 kg/m² et par cycle, contre 2 à 4 kg/m² en plein champ
- Cycle de 90 à 120 jours selon la variété : 2 cycles et demi possibles par an
- Beaucoup moins de traitements : le filet anti-insectes fait le travail des pesticides
Le calendrier gagnant de la contre-saison
Le principe est simple : planter pour récolter quand les autres ne peuvent pas. Une plantation en janvier-février donne des récoltes d'avril à juin, au moment où la tomate est la plus chère sur les marchés de Ouagadougou. Une seconde plantation en saison des pluies, protégée de l'excès d'eau par la serre, prend le relais.
Sur une serre de 250 m² bien conduite, la production d'un seul cycle se compte en tonnes — de quoi approvisionner régulièrement revendeuses, boutiques et restaurants.
Questions fréquentes
Quelles variétés de tomate choisir sous serre ?
Des variétés hybrides indéterminées adaptées à la chaleur, conduites sur ficelle pour monter en hauteur et durer plusieurs mois de récolte. Nous vous conseillons selon votre marché.
Faut-il beaucoup d'eau ?
Moins qu'en plein champ : le goutte-à-goutte apporte l'eau directement au pied. Comptez environ 2 à 4 m³ par jour pour 250 m² en pleine production, selon la saison.
Peut-on cultiver autre chose que la tomate ?
Oui : poivron, concombre, piment, aubergine, salades et pépinières marchent très bien sous serre au Burkina.
