Le problème de la saison sèche — et comment la serre le règle
Chaleur au-delà de 40 °C, harmattan qui dessèche les plants en quelques heures, évaporation record : cultiver en plein champ d'avril à juin relève de l'exploit. Sous serre, le microclimat change tout : l'ombrage maîtrisé fait baisser la température au niveau des plantes, le vent de sable reste dehors, et le goutte-à-goutte compense l'évaporation avec un minimum d'eau.
Résultat : des légumes de qualité, réguliers, récoltés au moment précis où ils se vendent le plus cher. Beaucoup de nos clients remboursent l'essentiel de leur serre sur les seules ventes de contre-saison.
Bien préparer sa contre-saison
La clé, c'est l'anticipation : les pépinières se préparent dès décembre-janvier pour récolter au cœur de la pénurie. Il faut aussi sécuriser l'eau (forage, puits busé ou château d'eau) car c'est elle qui limite la production en saison sèche — d'où l'intérêt d'un système de stockage tampon et, de plus en plus, du pompage solaire.
- Décembre-janvier : pépinière et plantation
- Février-mars : croissance, tuteurage, fertigation
- Avril-juin : récoltes au meilleur prix de l'année
- Juillet : vide sanitaire, entretien de la serre, préparation du cycle suivant
Questions fréquentes
L'eau du forage suffit-elle pour une serre ?
Dans la plupart des cas, oui : une serre de 250 m² consomme 2 à 4 m³ par jour en pointe. Un stockage tampon (cuve ou bassin) sécurise les jours de forte chaleur.
Fait-il trop chaud sous serre en avril ?
La serre est conçue pour le Sahel : aérations, filet et ombrage font baisser la température ressentie par les plantes. On y cultive toute l'année.
Quels légumes rapportent le plus en contre-saison ?
Tomate, poivron et concombre en tête. Leur prix peut doubler ou tripler entre janvier et mai sur les marchés de Ouagadougou.
